EXISTESSENCE : L'UNIVERS PULSE PAR NOS SENS

Mes images sont une quête de l'essence de l'Univers : une Quêtessence

mercredi 2 janvier 2008

Porte apporte

portapporte

Ouvrir la bouche pour respirer

Ouvrir les bras pour s’envoler

Ouvrir le cœur pour écouler les pleurs

Ouvrir les mains pour accueillir les fleurs

Ouvrir les yeux pour voir à nouveau

Ouvrir l’âme à la lumière d’en haut

Courir vivant sur toute la Terre

Nourrir le vent de l’univers

Vêtir le temps d’une nouvelle ère

Ouvrir la porte au grand mystère.

David Myriam, Ouvrir la porte

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jeudi 18 octobre 2007

L'automne

L_automne

L'automne, l'automne est là,
Bientôt la neige,
Ventre de femme,
Terre pour le ciel.

L'automne, l'automne est là,
Un arbre en vous,
Déploie ses branches,
Tout est en vous.

                                                                                                        Dominique Pardo

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jeudi 14 juin 2007

As-tu ?

Orgues_de_l_espace
Orgues de l'espace

Tu veux connaître le mystère

Le cœur qui saigne sur la pierre

Et cette couronne d’or pâle

Qui ceint le front de l’idéal.

As-tu dans les nuits de détresse

Maudit le dieu qui te fit naître

As-tu prié les jours de liesses

Le dieu qui te fera renaître ?

Les soirs de ciels sans étoiles

Aux portes des cités maudites

Quand meurt l’innocence en ses voiles

As-tu pris la voie interdite ?

As-tu eu l’amour abandon

Celui qui oublie le désir

La paix des anges et le pardon

Des chairs mourantes de gémir ?

Allez vieux frère éclos tes yeux

Et que pleure la rose trémière

Elle se fanera la première

Le paradis n’est pas des cieux.

Et l’enfer n’est pas de la terre
Ecoute le fracas du temps
Lorsque s’épousent ombres et lumières

Dans des noces d’ors et de sangs !

Aïmalun

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samedi 18 novembre 2006

Pupille de l'évasion

Pupille_de_l__vasion

O contemplation splendide !
Oh! De pôles, d'axes, de feux;
De la matière et du fluide,
Balancement prodigieux !
D'aimant qui lutte, d'air qui vibre,
De force esclave et d'éther libre,
Vaste et magnifique équilibre !
Monde rêve! Idéal réel !
Lueurs ! Tonnerres ! Jets de souffre !
Mystère qui chante et qui souffre !
Formule nouvelle du gouffre !
Mot nouveau du noir livre ciel !

Victor Hugo, Magnitudo Parvi (extrait)

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samedi 28 octobre 2006

Le Horla

Presence_du_bizarre

La maison, maintenant, n'était plus qu'un bûcher horrible et magnifique, un bûcher monstrueux, éclairant toute la terre, un bûcher où brûlaient des hommes, et où il brûlait aussi, Lui, Lui, mon prisonnier, l'Être nouveau, le nouveau maître, le Horla !

Soudain le toit tout entier s'engloutit entre les murs, et un volcan de flammes jaillit jusqu'au ciel. Par toutes les fenêtres ouvertes sur la fournaise, je voyais la cuve de feu, et je pensais qu'il était là, dans ce four, mort...

— Mort ? Peut-être ?... Son corps ? son corps que le jour traversait n'était-il pas indestructible par les moyens qui tuent les nôtres ?

S'il n'était pas mort ?... seul peut-être le temps a prise sur l'Être Invisible et Redoutable. Pourquoi ce corps transparent, ce corps inconnaissable, ce corps d'Esprit, s'il devait craindre, lui aussi, les maux, les blessures, les infirmités, la destruction prématurée ?

La destruction prématurée ? toute l'épouvante humaine vient d'elle ! Après l'homme le Horla. — Après celui qui peut mourir tous les jours, à toutes les heures, à toutes les minutes, par tous les accidents, est venu celui qui ne doit mourir qu'à son jour, à son heure, à sa minute, parce qu'il a touché la limite de son existence !

Non... non... sans aucun doute, sans aucun doute... il n'est pas mort... Alors... alors... il va donc falloir que je me tue moi !...

Guy de Maupassant, 1887

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samedi 2 septembre 2006

Les Anges chantent à ma gloire

LeFeudeSaintElmeé



LES ANGES CHANTENT A MA GLOIRE

Les anges chantent à ma gloire

Une douce mélodie de l'infini.

Pour me féliciter, ils entretiennent ma mémoire

Et me souffle leurs secrets, m'inspirent et me remercient.

 

Ils sont à mes jours la sagesse, la sérénité,

Un désert où pousse un paradis de rêve

Nourrit de bonheur et de générosité ;

Altruiste, ils m'abreuvent sans trève.

 

Les anges chantent à ma gloire

De leur voix de diva m'invitant aux délices.

Merveilleux, ils dansent tous les soirs,

Me convient, et d'eux, à tout jamais complice

 

Je demeure, amoureuse de l'existence.

Sous leurs ailes, je suis riche de bannir

A tout jamais l'intolérance et la différence,

Les lâchetés, l'indifférence et pour finir,

 

Je chante à leur gloire

Ce à quoi ils me convient,

Je deviens le mirroir

De leur hymne pour la vie.

15 aôut 2006. Pauley Perett

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mardi 27 juin 2006

Brèche introvertie

brecheintrovertie

La source tombait du rocher

La source tombait du rocher
Goutte à goutte à la mer affreuse.
L'océan, fatal au nocher,
Lui dit : - Que me veux-tu, pleureuse ?

Je suis la tempête et l'effroi ;
Je finis où le ciel commence.
Est-ce que j'ai besoin de toi,
Petite, moi qui suis l'immense ? -

La source dit au gouffre amer :
- je te donne, sans bruit ni gloire,
Ce qui te manque, ô vaste mer !
Une goutte d'eau qu'on peut boire.

VICTOR HUGO

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jeudi 1 juin 2006

Fracas gaudien I

fracasgaudien01

L'énigme au front
les yeux bruissants
de fontaines saccagées 

dénoncé dans sa marche
par la vérité qu'il brigande

jusqu'au défi 

guerroyant la cité
où luisent des femmes démesurées

une pierre inexacte

et d'obscures saignées de rêves 

en charge du sol clos
comme des arbres sans sépultures 

l'homme trop tôt blessé
calfeutre sa mémoire.

MOREAU DU MANS

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mercredi 17 mai 2006

L'Ange mortuaire

langemortuaire

Être ange
C’est étrange
Dit l’ange
Être ange
C’est étrâne
Dit l’âne
Cela ne veut rien dire
Dit l’ange en haussant les ailes
Pourtant
Si étrange veut dire quelque chose
étrâne est plus étrange qu’étrange
Dit l’âne
Étrange est
Dit l’ange en tapant des pieds
Étranger vous-même
Dit l’âne
Et il s’envole.

JACQUES PREVERT

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mardi 9 mai 2006

Paroles d'Hölderlin

parques

Aux Parques

Accordez- moi rien qu'un été, Puissantes,

Et l'automne où mûrir mon chant,

Pour qu'alors assouvi par le plus doux des jeux,

Plus volontiers meure mon cœur.


L'âme qui dans la vie n'eut pas sa part divine

N'aura pas de repos non plus dans les Enfers,

Mais s'il m'était donné de réussir

Ce que j'ai de sacré dans le cœur, le poème,


Sois alors bienvenu ô calme du royaume des ombres,

Et même si mon luth ne m'accompagne pas,

Une fois j'aurai vécu comme vivent les dieux,

Il n'en fallait pas davantage.

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